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Fascistes de merde ! À mort Ibáñez ! Idiots ! Je pars. Je m’en vais Au port où m’attend La barque d’or Qui m’emportera Je m’en vais C’est mon dernier adieu Adieu, poètes Adieu, à jamais, adieu Alejandro ! Mais enfin Jeux Tu pars sans dire adieu à ton père ? Que fais-tu là ? Comment m’as-tu trouvé ? Ton amie Verónica m’a dit que tu quittais le Chili, que tu étais sans le sou, et que je devais t’aider Jeux Il est hors de question que je finance une bêtise pareille ! Tu ne parles pas un mot de français ! Tu vas vivre de quoi ? De tes petits poèmes ? Ça suffit comme ça maintenant ! Rentre avec moi, j’ai besoin d’aide au magasin. Tu as besoin d’un esclave ! Tu n’as rien d’un père, tu ne m’as jamais pris dans tes bras, ni parlé avec douceur ! Les hommes ne se touchent pas. Ils n’ont pas à se parler avec douceur. Quand j’ai vomi des larmes amères, mendiant un peu de tendresse, un peu d’attention, tu m’as laissé pleurer des heures. Moi, je ne console personne. Tu es devenu trop pédé. Je ne suis pas pédé ! J’ai un cœur de poète, moi. Pas comme toi ! Un cœur capable d’aimer le monde entier ! Voilà mon bateau. Écoute-moi ! Tu vas crever de faim sous un pont ! Et toi, entouré de bas, de culottes, de gilets tachés de sang d’ouvrier ! Insolent, je vais te casser la gueule ! Ah oui ? Essaye donc et je te brise les os ! Je ne suis pas un enfant ! On ne se verra plus jamais. Je ne savais pas Jeux J’ai toujours eu de bonnes intentions Jeux Ne t’en va pas sans me serrer la main. Ne t’en va pas. Je t’en prie. Non ! Pas comme ça ! Comme ça ! Tu es parti en France et ne l’as plus revu. Quand il est mort, tu n’as pas versé la moindre larme, mais sous ton indifférence, ton cœur lui disait Jeux Mon père, ne me donnant rien, tu m’as tout donné. En ne m’aimant pas, tu m’as appris l’absolue nécessité de l’amour. En niant Dieu, tu m’as appris à valoriser la vie. Je te pardonne, Jaime. Tu lui as donné la force de supporter ce monde où la poésie n’existe plus. Reconnais ton père. Retire-lui son masque. Il n’est pas un paraître, c’est un être ! Adieu, mon père. Merci. Adieu, mon fils. Je te bénis. Si un de ces jours Tu es pris D’un profond chagrin Laisse-le s’en aller Puis ressens à nouveau Vis le présent J’ai appris à être. J’ai appris à aimer. J’ai appris à créer. J’ai appris à vivre. Tous les chemins sont mon chemin. Ouvrant mon cœur, j’entends les pleurs du monde. MERCI À TOUS CEUX QUI NOUS ONT AIDÉS À PRODUIRE CE FILM Jeux Un être Jeux



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