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Pour moi, quelqu’un comme Peter Berlin est très à I’aise avec sa ualité, extrêmement sensuel, un peu androgyne, mais quand même plutôt masculin. Les cheveux, tout ça jeux Il tentait pas d’être trop viril. C’était un mélange, on savait pas quoi voir. C’était un peu Dinah Shore qui bande, avec les cheveux! On savait pas trop ce que c’était. Mais c’était pas mal quand même. Il avait fière allure. Je comprends qu’il excitait. Je suis pas sûr qu’il m’ait excité, mais je regardais! J’aimais bien le voir. Et j’étais émerveillé. Surtout quand je descendais d’un bus jeux Je me disais: “La vache, il sort comme ça tous les jours. Je le respecte vraiment d’avoir vécu de manière si extrême. Et à San Francisco, c’est possible. C’était pas une image qu’on oubliait vite, car elle était très particulière, presque comme dans une BD. Je dirais que Peter avait une image européenne: Entre le marin français et le gigolo allemand, avec un peu de tous les styles. Il sortait dans les rues dans un de ses accoutrements incroyables. Ça dépassait toute mode, et je crois que ça a aussi influencé la mode. Ce vrai étalage qu’on voit aujourd’hui. Je crois qu’il a joué un rôle tout comme Tom of Finland a presque autant influencé la mode que Chanel, en montrant aux gays le look qu’ils voulaient. Avant, ils portaient des costumes et buvaient des martinis. Peter Berlin était expressionniste. C’était de I’art. Il se définissait comme une jeux comme une sculpture, alors que ce n’était pas mon cas. On m’employait pour être le type qu’on connaît, celui qui vivait dans le quartier, ou le grand frère d’un copain, ou quelqu’un de I’école. Il serait difficile, parmi toutes mes photos, de trouver la seule et unique. Parfois, je me dis: “Quelle serait I’image que j’aimerais voir, qui exprimerait ce que je veux voir chez un homme?” J’ai déçu beaucoup de gens, qui me voyaient comme la caricature que j’avais créée. Marilyn Monroe était une chose, mais Norma Jean en était une autre. Comme je viens d’une famille de sang bleu, du côté de ma grand-mère, ils étaient philosophes et attachés d’ambassade, et de I’autre côté, c’étaient des artistes et des photographes. Il y en a un très connu, George von Hoyningen-Hüne, qui était photographe à Hollywood. Voilà donc pour mes racines. Je suis né chez les cochons et les chevaux, et la terre. Mais mon père a été tué juste à la fin de la guerre, et du coup, je ne I’ai jamais connu. Il était très beau et sensible. J’ai de très belles lettres qu’il a écrites à ma mère. Ces garçons comme mon père ignoraient totalement ce que faisait Hitler. Il a été tué en essayant d’aider un camarade à se sortir d’un terrain miné. Il est donc mort, et ma mère à I’époque, avec trois jeunes enfants, a fui les pays baltes pour rejoindre Berlin, oû vivaient mes grands-parents. On a tout perdu. Mon enfance a été pauvre, mais j’en suis reconnaissant car I’argent était mal acquis. Et je suis même étonné de m’en être si bien sorti, car ma vie a toujours été en dehors de la norme, très différente des autres. Tant que la question gay est ailleurs, soit les gens la rejettent,



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