PUB





TOUCHES:

Milleur Voiture Tranporter Aventure, Milleur Voiture Tranporter Aventure jeux, Jeux de Milleur Voiture Tranporter Aventure en ligne, Jeux de Milleur Voiture Tranporter Aventure gratuits en ligne

Racontez-moi ça. C’est une histoire idiote. Je le connais à peine. Tout s’est passé en imagination. En sortant de l’hôpital, j’ai travaillé à la papeterie Sardou. C’était un client de la maison. Il achetait du papier à musique, peu ou beaucoup selon ses moyens. Il semblait si seul, malheureux et timide. Il me touchait. Quelqu’un voulut passer avant lui radio Comme je ne m’occupai que de lui, il me sourit avec gratitude. J’appris par hasard qu’il s’appelait M. Neville. Il composait et logeait sous les toits. Il se privait souvent de déjeuner pour acheter du papier musique. Ça se voyait. Parfois, je mettais plus de feuilles et un jour, je lui rendis plus que sa monnaie. Je ne sais s’il le vit. Souvent, après mon travail, je passais devant chez lui radio pour l’entendre jouer. Je restais à l’écouter, émue et mélancolique. Et après ? Je ne le vis plus. J’appris qu’il avait été malade et que ses créanciers avaient saisi son piano. Il revint très pâle au magasin radio demander shillings de papier et mit la pièce sur le comptoir radio sa dernière pièce. Si j’avais pu l’aider, lui prêter de l’argent. Je voulais lui dire radio Je n’osais pas. Mais j’étais décidée à le secourir radio Aussi, après lui avoir donné plus de feuilles, je le rappelai : “Vous oubliez votre monnaie.” “C’est une erreur”, dit-il. “Vous m’avez donné une demi-couronne. Il y a pence de trop.” Je me rendis compte de ma sottise. A cet instant, M. Sardou arriva. “Puis-je vous aider”, dit-il. “Non, monsieur m’a donné une demi-couronne et il oubliait sa monnaie.” M. Sardou la lui fit prendre. Après son départ, M. Sardou ouvrit le tiroir radio Il n’y trouva pas de demi-couronne. Comprenant la vérité, il me renvoya. Et ensuite ? Je voulus reprendre la danse, et je retombai malade. L’avez-vous jamais revu ? Oui, mois plus tard en sortant de l’hôpital. Je l’ai vu à l’Albert Hall. On jouait sa symphonie. Ce fut un triomphe. Vous l’aimez. Je le connais à peine ! Vous le connaîtrez. Le monde est si petit. Je vois cela d’ici radio Vous serez danseuse étoile et il viendra vous voir. Le reconnaîtrai-je ? Non, il porte la barbe, comme tout musicien. Il dira qu’il a composé un ballet pour vous. Vous le reconnaîtrez. Vous lui direz qui vous êtes, comment vous l’avez connu radio attendu radio et que vous lui donniez du papier à musique. Ce soir-là, vous dînerez ensemble radio au bord de la Tamise. Ce sera l’été. Vous aurez une robe de mousseline rose radio Il vous trouvera belle. Et tout Londres vous paraîtra un rêve. Et dans l’élégante mélancolie du crépuscule, où la lueur des chandelles fera briller vos yeux, il vous dira qu’il vous aime radio Et vous lui direz que vous l’aimez. Où en suis-je ? La vie est belle si on ne la craint pas. Elle ne demande que du courage, de l’imagination. Et un peu de pognon ! Qu’y a-t-il encore ? Je ne danserai plus, je suis infirme. Vous vous le faites croire. Sinon vous lutteriez. Pourquoi lutter ? Vous voyez ? Vous l’admettez. Pourquoi lutter ? Pour vivre ! N’est-ce pas suffisant ? Pour vivre, souffrir, jouir de la vie ! Pourquoi lutter ?



Remonter