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quoi j’ai tant travaillé, tout cela m’est maintenant arraché. Comme vous l’imaginez, ou comme vous le savez, c’est l’enfer. Et ce n’est pas le pire. Qui nous prendra au sérieux si nous sommes l’ombre de nous-mêmes ? Nos comportements bizarres et nos phrases maladroites changent la perception que les autres ont de nous et celle qu’on a de nous-mêmes. Nous devenons ridicules, inaptes, comiques. Mais ce n’est pas nous. C’est notre maladie. Et comme toutes les maladies, elle a une cause, elle a une évolution et elle pourrait avoir un remède. Mon plus grand souhait est que mes enfants, nos enfants, la génération suivante, n’aient plus à affronter ce que j’affronte. Mais pour l’instant, je suis en vie. Je le sais. J’ai des proches que j’aime. J’ai des projets à réaliser. Je peste quand ma mémoire me joue des tours mais j’ai encore des moments de pur bonheur et de joie. S’il vous plaît, ne pensez pas que je souffre. Je ne souffre pas. Je lutte. Je lutte pour rester dans la course. Pour rester connectée à la femme que j’étais. “Vis dans l’instant”, me dis-je. C’est tout ce que je peux faire. Vivre dans l’instant. Et ne pas trop m’en vouloir… Et ne pas trop m’en vouloir d’être passée maître dans l’art de perdre. Mais je m’accrocherai au souvenir de ce discours devant vous. Il s’envolera, je le sais. Peut-être dès demain. Mais je suis fière de faire ce discours, aujourd’hui, comme l’aurait été la femme que j’étais, passionnée de communication. Merci de m’avoir permis de le faire. Je suis très touchée. Merci. C’est la clinique Mayo. Je commencerais au printemps et j’aurais ma propre équipe. Tu veux qu’on déménage à… Rochester, dans le Minnesota. Ce serait une nouvelle aventure. Tu pourrais t’y plaire. Tout ce que je connais est ici. Anna, Tom et les bébés qui vont naître. C’est à h d’avion. On les verrait tout autant. C’est tout récent, je n’ai pas eu d’offre officielle. Tu ne vois donc pas ? C’est ma chance. Des traitements d’avant-garde, des moyens énormes… Je comprends que le travail soit important. Ça me manque. Tu devrais leur demander de commencer dans un an. C’est pas l’université. Pas d’années sabbatiques. Mais lever le camp et partir juste quand… Pourquoi j’arrive pas à m’exprimer ? Dans tous les cas, on sera ensemble. Alors, pas de vacances ? C’est financièrement impossible. Dieu sait ce qui nous attend. Alors, voilà. Quoi ? Tu ne veux pas. Passer un an à la maison, avec moi, à regarder ça. Je n’ai pas dit ça. Inutile de le dire. Le prénom de ta fille aînée ? Ton mois de naissance ? Qu’est-ce que tu fais ? Je le trouve pas ! Quoi ? Mon téléphone. On est en pleine nuit ! C’est important. Il sonne à h du matin et il me pose des questions. Il me le faut. On verra demain. Je dois le trouver. Aide-moi à le trouver ! Demain. Je t’aiderai demain. Aide-moi à le trouver. Je te promets qu’on le trouvera. Viens te coucher. Viens te coucher. S’il te plaît. Anne ? Salut, maman. C’est Anna. Je t’ai prise pour ma sœur. C’est pas grave. Comment tu vas ? C’est super désagréable. Je respire mal. Je dors mal. C’était pareil pour



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