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Entrez. Bonjour. Ça va ? Mieux, merci. Quelle belle journée ! Le soleil brille et le loyer est payé. La terre va trembler, je le sens ! Que voulez-vous pour le déjeuner ? Nous avons des oeufs, du jambon, du fromage radio Mon rêve radio J’ai rêvé que nous faisions ensemble un numéro ! En rêve, j’ai de merveilleuses idées, mais je les oublie. Ces temps-ci, il m’arrive souvent de rêver que je refais mes anciens numéros. Regardez les beaux harengs ! Ça ne va pas ? Ce sont mes jambes. J’ai voulu me lever radio Elles ne me soutiennent plus. Vous êtes pressée ! Je ne sens plus mes jambes. Elles sont paralysées. Je le sais ! Calmez-vous, nous appellerons le docteur. J’irai à l’hôpital. Attendez d’avoir vu le docteur. Mais je vous cause tant de soucis. Je ne trouve pas. Vous devriez. Je suis embêtante. Pourquoi m’avoir sauvé la vie ? Une bêtise de plus ! Pardonnez-moi. Une jeune fille comme vous, vouloir se tuer, quelle idée ! A mon âge, vous tiendrez à la vie ! Pourquoi ? Ne serait-ce que par habitude. Une habitude vaine. Vivez pour le moment présent. Il reste encore de merveilleux moments. Mais sans la santé radio Il y a mois, mes jours étaient comptées, mais j’ai lutté. Faites comme moi ! Je suis lasse. Si on lutte contre soi-même, on est battu d’avance. Lutter pour son bonheur, c’est splendide. Le bonheur existe. Où ? Enfant, je me plaignais de ne pas avoir de jouets. Mon père disait : “Voici le plus beau jouet. Il contient le secret du bonheur.” Jamais on ne vous prendrait pour un comique. Oui, voilà pourquoi je ne trouve plus d’engagement. Comment ça ? Je n’ai plus d’imagination. Tout le monde me croit vieux. Pas quand on vous écoute ! Je buvais peut-être trop. Vous deviez avoir une excuse. Le malheur, sans doute. Non, j’y suis habitué. C’est une chose plus compliquée. En vieillissant, l’homme vit plus profondément. Un sentiment de dignité, fatal pour un comique, le pénètre. Mon travail s’en est ressenti. J’ai perdu le contact avec le public. Je me suis mis à boire. J’en avais besoin avant d’entrer en scène. Je n’arrivais plus à être drôle sans boire. Cela devint un cercle vicieux. J’ai eu une crise cardiaque. Et vous buvez encore ? Parfois, quand je pense à des choses radio auxquelles je ne devrais pas, tout comme vous. Que voulez-vous pour déjeuner ? Quel triste métier, être drôle ! Très triste quand le public ne rit pas. Passionnant quand il rit. Regardez la salle et les voir rire, sentir leur joie monter vers vous radio Parlons d’un sujet plus gai. D’abord, je veux oublier le public. Jamais. Vous l’aimez trop. Peut-être, mais je ne l’admire pas. Faux ! Chaque individu a sa grandeur. Mais la foule est un monstre sans tête qui ne sait jamais quelle voie choisir et qui se laisse mener. Je ne pensais plus à votre déjeuner. Alors, des oeufs pochés ? Entrez ! Un télégramme. Rien de grave ? C’est ce que j’attendais. Bonnes nouvelles ? Mon imprésario veut me voir. Formidable ! Je suis à un tournant décisif. Les directeurs ont refusé de m’engager. Maintenant, ils me réclament. Je leur ferai payer cher leur mépris et leur indifférence.



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