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Venez. Venez. Venez, venez, donnez-moi la main. Ce qui est fait ne peut être défait. Au lit. Au lit. Au lit. Au lit. Au lit. Au lit. Que le diable te noircisse, canaille à face de crème ! Où as-tu pris cette figure d’oie ? II y a dix mille… Oies, crapule ? Soldats, Sire. Va te griffer la face et fais rougir ta peur, petit homme au foie couleur de lys. Quels soldats, pitre ? L’armée anglaise, ne vous déplaise. Qu’on déploie nos bannières aux murs extérieurs. On crie encore : “Ils arrivent !” Notre château est assez fort pour se rire d’un siège. Qu’ils campent là jusqu’à ce que faim et fièvre les dévorent. Docteur. Les thanes me fuient. Quelle rhubarbe, quel séné, quelle drogue purgative pourrait évacuer ces Anglais d’ici ? En connais-tu ? Oui, mon bon seigneur. Vos royaux préparatifs nous en apprennent quelque chose. Si tu pouvais, docteur, analyser l’urine de mon pays, trouver son mal, le purger et lui rendre sa santé d’autrefois, je t’applaudirais à faire résonner l’écho qui t’applaudirait à son tour. La reine, mon seigneur, est morte. Elle aurait dû mourir dans un autre temps, où de dire un tel mot l’heure serait venue : demain, et puis demain, et puis demain, se glisse à petits pas de jour en jour, jusqu’à l’ultime syllabe du registre du temps. Et tous nos hiers ont éclairé pour des sots le chemin de la mort poussiéreuse. Éteins-toi. Éteins-toi, courte flamme. La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur qui se pavane et se démène son heure durant sur la scène, et puis qu’on n’entend plus. C’est un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. Quel est ce bruit ? Ce sont des femmes qui crient, mon bon seigneur. J’ai presque oublié le goût des peurs. Il fut un temps où mes sens se seraient glacés d’entendre un cri dans la nuit, où les cheveux sur mon crâne, au moindre récit lugubre, se seraient dressés, et agités, comme si la vie était en eux. Je suis repu d’horreurs. L’effroi, familier à mes pensées de meurtre, ne me fait même plus tressaillir. Ton histoire, vite. Mon gracieux seigneur, je dois vous rapporter ce que j’affirme avoir vu, mais ne sais comment le faire. Seyton ! Le cœur me lève, quand je vois… Eh bien, Seyton ! Ce coup va m’asseoir à jamais sur le trône ou me jeter à bas. J’ai bien assez vécu. La carrière de ma vie tourne au flétrissement, à la feuille jaunie. Et tout ce qui devrait escorter le grand âge… …honneur, amour, obéissance, légions d’amis, je n’y dois pas prétendre, et à leur place, malédictions, muettes, mais profondes, hommage murmuré du bout des lèvres que le pauvre cœur voudrait bien refuser, mais il n’ose pas. Seyton. Tous les rapports sont confirmés, mon seigneur. Je me battrai jusqu’à ce que, de mes os, la chair soit arrachée. Donnez-moi mon armure. Il est encore trop tôt. Je veux la mettre ! Et maintenant un bois marche vers Dunsinane. Sonnez la cloche d’alarme. Aux armes, aux armes, une sortie ! Tyran, montre ta face ! On ne peut fuir d’ici ni même y rester. Du soleil, je commence à être fatigué, et voudrais que l’ordre du monde fût défait.



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