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Je n’ai d’autre éperon, pour talonner les flancs de mon projet, que l’ambition qui veut bondir en selle, saute trop haut, et retombe de l’autre côté. Nous n’irons pas plus loin dans cette affaire. Était-il ivre, l’espoir que vous aviez revêtu ? S’est-il endormi depuis, ? Et s’éveille-t-il à présent pour regarder, vert et blafard, ce qu’il osait si librement ? Désormais, je ferai le même cas de ton amour. As-tu peur d’être dans tes actes et ta bravoure le même que dans ton désir ? Voudrais-tu avoir ce qui fait à tes yeux l’ornement de la vie, et vivre comme un couard à tes propres yeux, laissant “Je n’ose pas” escorter “Je voudrais” ? Paix, je te prie. J’ose tout ce qui convient à un homme. Qui ose plus n’en est pas un. Quelle bête fauve alors, vous fit me dévoiler cette entreprise ? Quand vous l’avez osé, alors vous étiez un homme. Et si vous étiez plus encore cet être-là, vous en seriez d’autant plus homme. J’ai donné le sein, et je sais comme il est doux d’aimer le bébé qu’on allaite. Mais, à l’instant même où il me souriait, j’aurais arraché mon téton à ses gencives sans dents, et fait jaillir sa cervelle, si je l’avais juré… comme vous avez juré ceci. Et si nous échouons ? Nous, échouer ? Vissez votre courage jusqu’à son cran d’arrêt, et nous n’échouerons pas. Quand Duncan sera endormi, ses deux chambellans, je les abrutirai si fort de rasades de vin, que leur mémoire, gardienne du cerveau, ne sera plus qu’une fumée et le siège de leur raison, un simple alambic. Lorsque dans un sommeil de porcs leur nature imbibée et vautrée sera comme morte, que ne pourrons-nous tenter, vous et moi, contre Duncan sans défense ? Que ne pourrons-nous attribuer à ses éponges d’officiers qui porteront la faute de notre grand meurtre ? Je suis résolu, et je tends toutes les forces de mon corps pour ce terrible exploit. Tiens, prends mon épée. Prends ça, aussi. La sommation de la fatigue pèse sur moi comme du plomb, et pourtant je voudrais ne pas dormir. Puissances de la miséricorde, refrénez en moi les pensées maudites auxquelles la nature livre passage dans le sommeil. Est-ce un poignard que je vois devant moi, le manche vers ma main ? Viens, que je t’empoigne. N’es-tu pas, vision fatale, sensible au toucher comme à la vue ? Ou n’es-tu qu’un poignard de l’esprit ? La création trompeuse d’un cerveau oppressé par la fièvre. Tu me montres la voie que j’allais prendre, et l’instrument dont j’allais me servir. Mes yeux sont le jouet des autres sens, ou bien ils ont raison contre eux tous. Je te vois encore. Rien de cela n’existe. C’est le sanglant projet qui prend forme devant mes yeux. Maintenant, sur la moitié du monde la nature semble morte, et de mauvais rêves abusent le sommeil derrière ses tentures. La sorcellerie célèbre et le meurtre efflanqué avance comme un spectre. Je te vois toujours sous une forme aussi palpable que celui qu’à présent je dégaine. Tandis que je menace, il vit. Sous le souffle des mots, l’ardeur des actes refroidit. Le principe, l’origine, la fontaine de votre sang est tarie. La source même en est tarie. Ici gisait Duncan



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